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  • Photo du rédacteurJulien Nowaczyk

La résilience

Dernière mise à jour : 12 mai 2023

En ces temps compliqués, on observe l’utilisation d’un terme trop souvent galvaudé : la résilience. « Il va falloir être résilient » … finalement, qu’est-ce que cela signifie la résilience ?

Le mot « résilience » est historiquement plus facilement utilisé dans la culture anglo-saxonne. En France, il était traditionnellement employé en agronomie : un sol est qualifié de résilient lorsque – après une inondation ou une sécheresse terrible, il se redonne une vie … différente. Car la clé de la résilience se situe dans le rebond, dans cette capacité à se reconstruire après un événement difficile quel qu'il soit.


Je vous propose une définition simple et sans équivoque : faire preuve de résilience c'est savoir surmonter un traumatisme, être en mesure de reprendre un développement après une épreuve terrible, un choc émotionnel. Le cheminement est le suivant : nous vivons notre quotidien avec nos propres projections sur ce que peut être notre futur, soudain - un événement vient bouleverser nos certitudes, nos croyances, et nous nous trouvons dans l’incapacité de l’affronter. Nous subissons donc un traumatisme (à plus ou moins grande échelle). Cet événement nous emprisonne dans notre malheur immédiat. Il devient le prisme par lequel nous envisageons notre présent et notre future. Pour sortir de ce qui est finalement une contrainte exercée sur notre personnalité, la résilience est un chemin. La résilience nous permet de surmonter, de rebondir après la traversée d'épreuves de vie.

Le traumatisme

Dans les épreuves que nous réserve la vie, nous faisons face à différents degrés dans la difficulté : 

(1) La souffrance qui est inévitable mais surmontable sans entrer dans une introspection trop importante de soi-même. 

(2) L’épreuve : moins fréquente que la souffrance mais nous savons l’affronter avec plus ou moins de difficultés. 

(3) Le traumatisme : nous sommes éteints (faisant suite à un choc émotionnel et/ou physique) – nous sommes KO. 


C’est trois stades méritent évidement un développement plus important – mais ce n’est pas l’objet de cette communication. L’important est de comprendre que chaque individu possède un degré de liberté qui lui est propre. Dans le cadre d’un traumatisme, l’action en résilience permet de chercher à comprendre comment nous pouvons nous ré-engager dans un développement, nouveau, sans pour autant effacer le dit traumatisme. 


Il n’existe pas de barème du traumatisme. Quelle que soit la violence de l’événement, certains la traverseront mieux que d’autres. Un fait n’engage pas systématiquement la même réponse ; nous sommes tous différents. De fait, une analyse systémique est nécessaire pour aider – accompagner - chaque personne à construire son rebond. On n’oublie jamais un traumatisme – cependant, on peut en faire une force. Comment agir au mieux sur le milieu qui agit sur nous ? 


Quels facteurs pour s’en sortir ?

La résilience nous engage à ne pas nous focaliser sur le passé, ne pas rester ancré dans un fait traumatisant. Il est primordial de pouvoir donner un sens à ce qui est arrivé – l’accompagnement est fortement souhaité - nécessaire.

Une question revient inévitablement : comment être de nature résiliente ? essayons d’être factuel – sans être porteur de leçons mais plutôt de solutions :

(1) Développer sa faculté à regarder cette épreuve avec positivisme. Apprendre à se poser les bonnes questions : Qu’est-ce que je peux faire pour rebondir ? Pour améliorer ma situation ? 

(2) La révolte vient-elle dans le refus du malheur ? Dois-je refuser de rester dans cette souffrance ? Essayer de ne pas se complaire dans un sentiment de victimisation.

(3) Tenter le déni ? Fuir une situation ? De manière positive, naturellement, en allant chercher un « rêve » pour sortir de cette situation.

(4) Essayer de créer un exemple « fort » sur lequel on va pouvoir s’appuyer pour rebondir

(5) Se permettre de rire par autodérision des traumatismes vécus.


On peut avoir subi et ne pas considérer devoir en souffrir pour toujours. Ce n'est ni une chance, ni une fatalité. Un traumatisme n’est pas une fatalité. La résilience nous offre cette capacité de faire quelque chose de cette blessure – le rebond est essentiel et salvateur. 


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